Collectifs du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

Collectifs du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

Manif contre les violences faites aux femmes samedi 23 novembre à 14h PDF Imprimer Envoyer
Écrit par NPA   
Jeudi, 21 Novembre 2019 22:46

place Bellecour (Lyon 2ème), à l’appel du Collectif Droits des Femmes : Planning Familial 69, Filactions, OLF 69, Collectif Metoo Lyon, Cabiria, Fédération du Rhône de la Ligue des Droits de l’Homme, Lesbian and Gay Pride de Lyon, Frisse, UD CGT 69, CFDT Lyon Rhône, Solidaires 69, Solidaires Étudiant-e-s, Sud Éducation 69, Sud Santé Sociaux, FSU 69, Ensemble, Groupe Graine d’Anar de la Fédération Anarchiste, NPA, PS du Rhône, Union Communiste Libertaire, Parti de Gauche, PCF Rhône

Le point de vue du NPA :

Pour en finir avec les violences faites aux femmes : mobilisation générale !

132 femmes assassinées par leur (ex) conjoint depuis janvier 2019 (chiffre du 12 novembre), 250 viols ou tentatives de viol par jour en France… Plus personne ne peut dire qu’il/elle ne savait pas : depuis deux ans, les témoignages, les affiches avec des messages choc contre les féminicides, ont fait voler en éclat la loi du silence qui étouffait la parole des femmes.

Un système qui repose sur ces violences

Tout est fait pour que celles-ci apparaissent comme «  normales  ». En disciplinant les femmes par les violences, cela rend possible leur surexploitation, que ce soit par le travail gratuit réalisé dans le cadre de la famille ou par le travail sous payé dans le cadre du précariat.
L’exigence portée aujourd'hui par le mouvement féministe à travers le monde est forte et claire : « ni una menos » ! nous ne voulons plus aucune victime ! Partout dans le monde, la mobilisation des femmes est massive et radicale. Il ne s’agit plus de revendiquer l'égalité en droit, mais l’égalité réelle. En effet, nous ne nous contenterons plus de mots inscrits dans la loi, il faut aller au-delà, puisque cela ne suffit pas.

Obtenir l’égalité réelle

Pour avoir l’égalité réelle, il faut en finir avec l'inaction, les tolérances face aux violences qui permettent au système de... maintenir la domination sur les femmes :refus de prendre les plaintes au commissariat, délais trop longs de traitement en justice, etc.
Pour avoir l’égalité réelle, il faut le droit à disposer de son corps, c’est-à-dire avoir accès à l’avortement et à la contraception libres et gratuits, être libre de choisir sa sexualité. C’est cette bataille qui est d’actualité en Argentine, en Pologne… mais aussi partout où le droit à disposer de son corps est remis en cause par les politiques d’austérité.
Pour avoir l’égalité réelle, il faut les moyens de vivre de manière autonome. Dans les entreprises, il faut mobiliser les femmes pour l’égalité, en particulier salariale. Sur ce plan là, c’est aussi la question des retraites qui est d’actualité : gagner le retrait de la réforme est une priorité pour que les femmes, qui touchent déjà une pension inférieure de 39 % à celle des hommes, ne soient pas davantage pénalisées.
Pour avoir l’égalité réelle, il faut en finir avec la double oppression raciste et sexiste, qui permet de transférer les tâches domestiques des familles les plus aisées vers des femmes plus pauvres et plus précaires. Il faut réduire le temps de travail et collectiviser dans de véritables services publics ce qui peut l’être : prise en charge de la petite enfance, de la perte d’autonomie, etc.

Notre indispensable mobilisation

Pour gagner l’égalité réelle, il faut un mouvement fort des femmes, dans lequel elles s’organisent elles-mêmes, et qui attaque directement le système. Partout, des femmes agissent dans des groupes locaux, dans les syndicats, dans des collectifs…
La lutte contre les violences faites aux femmes franchit les frontières. Son développement passe par des revendications unifiantes et une mobilisation par des grèves, des grèves féministes, qui bloquent le système et le remettent en cause.
Nous sommes mobilisées tous les jours pour coller des affiches, informer, dénoncer. Samedi 23 novembre, nous serons dans la rue contre les violences sexistes et sexuelles. Le jeudi 5 décembre et après, nous serons en grève pour nos retraites. Le 8 mars, nous serons à nouveau en grève pour l’émancipation des femmes. Féministes et anticapitalistes tant qu’il le faudra !


Mise à jour le Jeudi, 21 Novembre 2019 22:47