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Rassemblement pour la TRÊVE GÉNÉRALE mercredi 1er juillet PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 01 Juillet 2020 21:42

Une centaine de personnes se sont retrouvées devant le siège de Grand Lyon Habitat.
Le Collectif de travailleurSEs sociaux "hebergement en danger" explique sa participation à l'action le 1er juillet (voir ci-dessous) :

"Après la période du confinement qui a été plus que compliquée pour les personnes à la rue. La plupart des dispositifs d'accès au soins, aux droits ou même aux besoins primaires ayant fermés. Le déconfinement a certes permis quelques avancées mais la situation reste critique pour les plus précaires avec des mesures qui semblent peu pertinentes au vu de la réouverture des lieux de sociabilité pour la majeure partie de la population :
- Les accueils de jours : Les accueils de jours ré-ouvrent depuis le confinement mais avec un accès restreint et des mesures barrières importantes : plus ou presque pas d'accès à l'hygiène, plus de repas, accès seulement sur rendez vous, plus de convivialité
- Un accès à l'accompagnement social très restreint : les Maisons de la Métropole totalement inaccessibles pendant le confinement, depuis, seulement sur rendez vous.
- L'arret des nuités 115 : A ce jour 8 places à la nuité au lieu des 60/70 avant la crise sanitaire
- L'accès au droit à l'hébergement : Rendez-vous MVS uniquement par téléphonique
- Fermeture du vestiaire du Foyer Notre Dame des Sans Abris jusqu'en Septembre
- Accès au soin : Arrêt des permanences de la PASS de St Luc St Joseph (rendez-vous à 3 semaines)
- Permanences limités de la CAF et CPAM
- Demande d'Asile : Fermeture de Forum Réfugiés puis réouverture sur rendez vous + Explosion des délais d'attente à la Préfecture et à l'OFII

Avec pour conséquence une précarisation massive de personnes à la rue et vivant de petits emplois.
La volonté de la Métropole et de la DDCS est de n'avoir aucune remise à la rue suite au plan froid (et aux hébergements COVID :...

les hébergements COVID ont fermé et les personnes ont été basculées dans les hébergements plan froids). Les personnes hébergées dans le cadre du plan froid bénéficient désormais de coupe-file pour l'accès à l'hébergement pérenne et au logement social. En soi c'est une bonne nouvelle, la conséquence est par contre dramatique pour les personnes qui n'ont pas bénéficié de ces hébergements : les délais pour obtenir une place d'hébergement sont considérablement augmentés, le nombre de demandes à la Maison de la Veille Sociale explose (+500 en un mois, nous sommes désormais à 9500 personnes en demande d'hébergement sur le Rhône!).
Dans le même temps la période a montré l'engagement des travailleuses et des travailleurs sociaux qui ont continué à travailler et à faire valoir les droits des personnes qu'elles et ils accompagnent.
La Préfecture et la DDCS ont fait face aux demandes ministérielles et la pression médiatique, ouvert 500 places d'hébergement COVID en 2 semaines. Cela est donc possible ! Les financements et les lieux existent. S'il y a encore aujourd'hui à Lyon 9500 personnes à la rue c'est le résultat d'un choix politique et non d'une impossibilité de résoudre le problème
Nous demandons la création massive de place d'hébergement pérennes et ouverte à tou-te-s, la réouverture des lieux d'accès aux soins et aux droits au même titre que les bars et restaurant ont rouvert.
C'est pourquoi le collectif Hébergement en Danger se joint à la campagne TRÊVE GÉNÉRALE dont vous trouverez l'appel ci-après."
contact : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Appel à une TRÊVE GÉNÉRALE :
"La lutte pour le droit au logement initiée en novembre dernier a une résonance toute particulière dans le contexte actuel. La nouvelle crise économique commence. L’explosion du nombre de chômeur·euses au mois de mars (+7%) et avril 2020 (+20% !) en est la preuve. Après plus de deux mois de confinement, la crise sanitaire est devenue crise économique, alimentaire et du logement. Et ce n’est que le début.
Aujourd’hui, nous, locataires ou petit·es propriétaires étranglé·es par les crédits, sommes coincé·es entre des ressources qui baissent et des dépenses qui montent. Sans emploi isolé·e pendant le confinement, au chômage tant qu’il existe encore, étudiant·e avec un boulot précaire, retraité·e dont le gouvernement grignote les pensions et les APL, nous serons 6 à 7 millions de personnes supplémentaires à ne pouvoir payer ni nos loyers ni nos factures dans les prochains mois. Le nombre de nos expulsions de logement et de coupures de gaz, d’eau ou d’électricité ira d’autant.

 

Aujourd’hui, nous, squatteurs et squatteuses, réquisitionnons des bâtiments laissés vides par des instances publiques ou des propriétaires privés. Mairie, métropole, ou région, incapables d’assurer notre droit à se loger, dépensent des millions d’euros de surveillance et nous expulsent illégalement lorsque nous essayons de nous mettre et de mettre d’autres à l’abri de leurs manquements.
Aujourd’hui, nous, travailleurs et travailleuses sociaux, membres d’associations diverses, habitant·es de la métropole, constatons le manque croissant de place d’hébergement d’urgence malgré les effets d’annonce de la préfecture. Celle-ci est plus prompte à construire des centres de rétention administrative (CRA) qu’à loger les enfants scolarisé·es dont les familles vivent à la rue. Elle choisit de réprimer des personnes pour avoir voulu respirer alors qu’elles étaient confinées dans des espaces exigus et parfois insalubres. Les forces de l’ordre ont même cru pouvoir verbaliser les personnes sans domicile pour n’être pas « restées chez elles ». La crise sanitaire exacerbe le tournant sécuritaire et creuse les inégalités sociales et raciales.

En France, la loi rend impossible les expulsions entre le 1er novembre et le 31 mars. Pour lutter contre la propagation du Covid-19, le gouvernement a dénié prolonger cette trêve hivernale jusqu’au 10 juillet à l’échelle nationale. A Paris, les trois principaux bailleurs sociaux de la ville ont annoncé qu’ils n’expulseraient personne jusqu’à octobre, faisant la jonction avec la trêve suivante. A notre sens, c’est le minimum !
Sur le territoire de la métropole de Lyon, comme partout ailleurs, nous exigeons un arrêt général des expulsions, locatives ou de squats, au moins jusqu’en mars 2021, fin de la prochaine trêve. Nous serons solidaires des grèves de loyers, solidaires des luttes des personnes sans-papier pour leur régularisation, des luttes des personnes sans-abris… Nous souhaitons l’augmentation du nombre de places d’hébergement d’urgence et d’insertion. Et nous ouvrirons des logements vacants.
Nous refusons ainsi d’être ou que d’autres soient mis·es à la rue. Alors que tous les indicateurs laissent à penser qu’une deuxième vague de l’épidémie aura lieu dès juillet et que le nombre de personnes mises dehors sera encore plus important que d’habitude, cette mise en danger de tous·tes est inacceptable.
Nous exigeons la prolongation de la trêve hivernale ! Pour une trêve générale ! "