Collectifs du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

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Les salariéEs de Cevital, en lutte en Algérie, ont besoin de notre soutien PDF Imprimer Envoyer
Internationalisme
Dimanche, 20 Septembre 2020 15:32

En 2015 fermait l’usine Cenntro de Lyon 7ème, ex CIAPEM. Dans cette usine, qui employa plus de 2 000 salariéEs dans les années 1980, étaient fabriqués les lave-linge à chargement par le dessus pour les marques Brandt, Vedette et autres. La production fut délocalisée en Pologne ; puis en Algérie, lors de la reprise du Groupe Brandt par la multinationale Cevital. En France, il ne reste que 2 usines et quelques centres administratifs et techniques de l’ancien Groupe Thomson, dont un à Bron. C’est donc avec cet intérêt particulier que nous nous intéressons au sort des salariéEs algériens du groupe Cevital :

extraits d’un article du Parti Socialiste des Travailleurs (Algérie) :
« Il y a trois mois, la direction de Numilog, filiale de CEVITAL a licencié abusivement trois travailleurs pour avoir participé à l’installation d’une section syndicale. Déclenchant par là un conflit social qui allait défrayer la chronique et retentir sur tout le territoire algérien et même au-delà. Pour punir les travailleurs de s’être solidarisés avec leurs collègues, l’employeur ferme tout simplement l’entreprise et licencient les 196 travailleurs grévistes.
Se croyant être au-dessus des lois, l’employeur ignore les mises en demeure et les rappels à l’ordre de l’inspection du travail et refuse d’appliquer les décisions de la justice lui ordonnant la réintégration des travailleurs licenciés, l’ouverture de l’entreprise et la reconnaissance du syndicat.
Trois mois durant, alors que le représentant emblématique de l’oligarchie civile algérienne croyait les réduire au silence et les soumettre en leur coupant brusquement les vivres, ces travailleurs ont continué la lutte.  A Samha Brandt Sétif, l’autre filiale de Cevital où des centaines de travailleurs sont licenciés abusivement, ils s’organisent aussi pour combattre la terreur patronale et faire réintégrer leurs collègues. »...

Ces luttes pour la reconnaissance du droit syndical ont besoin de tout notre soutien. Aucune frontière ne doit arrêter notre solidarité, bien au contraire : plus les salariEs algériens gagneront de droits sociaux, moins les multinationales ne nous mettront en concurrence avec elles et eux ! Les messages de soutien à leur grève sont les bienvenus, à transmettre par la page facebook des travailleurSEs de Numilog :
https://www.facebook.com/Solidarité-lutte-Numilog-102979004848012