Collectifs du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

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Général Electric : 73 emplois sauvés grâce à la grève PDF Imprimer Envoyer
Entreprises
Samedi, 09 Janvier 2021 21:19

communiqué de la CGT Général Electric de Villeurbanne :
« Il aura fallu une grève de la faim de 9 salariés et 4 semaines de grève totale pour que la direction de GE écoute et entende les salariés et les organisations syndicales. Ceci interroge sur la nature de ce qu'il faut mettre en œuvre pour ramener notre direction à la raison et sortir d'une analyse uniquement financière et très dure vis à vis des salariés !
La négociation qui a repris le mercredi 16 décembre à 17h a finalement débouché sur un accord le jeudi vers 15h !
Elle a été difficile, avec en face de nous les DRH France et Business de GE : PierreMERRY, Eric CHAUSSIN, Anna HENRY, Alexis MARTINEZ et Nathalie PARENT ZUCCONI.

Nous avons tenu bon sur l’essentiel, c’est-à-dire :
En contrepartie de l’arrêt de la grève et d’un retour à une activité normale et habituelle (seulement), la direction a consenti :
·     De valider le maintien de l’activité GCB à Villeurbanne avec 63 postes.
·     De valider le maintien d’une activité prototype LT avec 10 postes (6 en production +2 TPM +2 en ingénierie client).
·     De valider le maintien d’une activité pièce de rechange RTE pour service avec 8 postes.
·     D’inclure dans le livre 1 des mesures d’âges sur une durée de 24 mois et le congé de reclassement tels que mentionné dans un mail RH.
·     D’inclure 2 mesures qui figuraient dans l’accord majoritaire 2019 et comme base discussion de la négociation à venir :
-       Une prime de volontariat de 25.000 €
-       Une prime de licenciement minimale de 12.000€ (légale + supra légale), avec les mêmes montants supra légale.
·     Une prime de présence de 400 euros brut versée en février sur la base de la présence au travail de mi-janvier à mi-février 2021.
·     Seuls, les arrêts maladies viendraient annuler cette disposition (grèves et congés exclus)
·     Cette prime concerne tous les ouvriers et ATAM de AHT / FHV / ARC
·     L’engagement de l'ouverture d’une négociation locale en février pour la mise en place d’une prime de production.
Les discussions vont donc reprendre dès le 5 janvier sur les mesures sociales du PSE, et le 11 janvier sur la partie industrielle.
Nous espérons que cette situation extrême servira d'expérience pour éviter le pire dans les semaines à venir.
Nous en profitons pour remercier toutes les personnes qui nous ont soutenu dans cette lutte et qui n'est pas terminée. »

+ d’infos sur leur site...

https://sites.google.com/view/cgtgevilleurbanne/actualit%C3%A9s?authuser=0

Rappel sur les suppressions d’emplois chez Général Electric, malgré ou grâce aux aides publiques ?!

Cette présentation est le texte d’une pétition qu’on peut signer sur
https://www.change.org/p/general-electric-la-situation-est-grave

"General Electric : la situation est grave! Elle nécessite l’intervention de l’état !

General Electric a racheté les activités énergie d’Alstom en 2015.
https://www.dailymotion.com/video/x6hbmtr
Pour conclure cette vente, un accord a été passé avec le gouvernement français fixant plusieurs conditions, notamment :
- Créations de 3 co-entreprises détenues à 50% par l’état :
GRID
Renouvelables et Hydro
Turbine vapeur (Nucléaire) avec 1 voix prépondérante à l’état Français
- Un engagement de créer 1000 emplois nets en France au terme de 3 ans soit fin 2018
- Un engagement de maintenir les centres de décision en France et de développer les activités de recherche et développement
https://youtu.be/qaD69AhmBWI

Aujourd’hui GE a dû payer 50 millions d’euros à l’état Français pour ne pas avoir tenus ses engagements.
En 2018, GE a supprimé 345 emplois sur 800 chez Hydro à Grenoble
En 2019, GE a décidé de supprimer 485 emplois à Belfort et à Chonas
En 2020, GE a décidé de supprimer 109 emplois dans IS&T (fonctions informatiques)
En 2021, a prévu de supprimer 640 emplois chez GRID dont 350 sur Villeurbanne et Saint Priest.
Et encore 89 sur le site de Belfort qui sont rattachés au site d’Hydro Grenoble.
La liste des emplois détruits par GE est longue et à celle-ci, s’ajoutent les différents plans mis en œuvre pour réduire les emplois, dont entre autres :
Des départs en Ruptures Conventionnelles Collectives.
Des départs en Plan sénior.
Avec depuis 2015, un frein sur les embauches pour devenir une interdiction de toute embauche !
A ces suppressions d’emplois s’ajoute tous les emplois induits dans la localité ou les régions

Dans cette même période de 2015 à 2019, GE a bénéficié de nombreuses aides publiques :
https://www.liberation.fr/france/2020/09/18/general-electric-a-percu-200-millions-d-euros-d-aides-mais-licencie-quand-meme_1799840
- 200 millions d’aides emploi et recherche (25 millions CIR + 5 millions de CICE par an)
- 20 millions d’euros sur 3 ans pour le développement du G3 pour le projet LIFE
- Pour le projet SUPERGRID (Pôle de compétitivité/emplois) à Villeurbanne :
43 millions d’euros d’aide de l’état au capital de la société
30 millions d’euros d’aide de l’état pour l’investissement et l’emploi
6 millions d’euros d’aide de l’état pour les nouveaux projets
10 millions d’euros d’aide de la Région pour le nouvel alternateur
4 millions d’euros de la métropole pour la construction du bâtiment
- 750000 euros d’allègement de cotisations sociales sur les salaires dans GRID
Dans cette même période GE a siphonné les caisses du Groupe en redistribuant aux actionnaires plus que les résultats de l’entreprise : 117 Milliards $ !
https://www.liberation.fr/france/2020/09/17/la-casse-sociale-va-etre-enorme-a-villeurbanne-les-ge-se-preparent-au-pire_1799778
GE et seul responsable de la situation actuelle

D’autres solutions sont possibles

GE doit maintenir les productions d’appareillage haute tension en France qui sont des centres de compétence mondiaux dans leurs activités.
GE doit maintenir ses efforts de R&D, indispensable à la pérennité et la souveraineté de la filière énergétique en France
Nous demandons à l’État de prendre toute mesure conservatoire pour protéger les outils productifs et les savoir-faire indispensables à la maitrise par la France de la filière électrique et donc de la transition énergétique.
Nous demandons à l’État d’évaluer et de faire respecter les engagements consentis par General Electric et figurant dans l’accord du 4 Novembre 2014, en amont du rachat d’Alstom Énergie.
Nous demandons à l’état et aux élus territoriaux de conditionner les aides publiques à un contrôle de l’effet réel sur l’emploi. »