Collectifs du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

Collectifs du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

Lutte des salariéEs de FAMAR contre la fermeture du site de St Genis Laval PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 02 Août 2019 19:00
Le groupe pharmaceutique Famar, détenu par l’actionnaire KKR (un fonds d’investissement américain) a été mis en vente, comme l’ensemble des 12 sites. L’usine à côté de Lyon n’a pas été reprise et se retrouve en redressement judiciaire, alors qu’elle emploie 320 salariéEs... A l’appel d’une Intersyndicale, ils ont mené 2 actions en juillet.

Dont une devant le siège de Merck, dans le 8e arrondissement de Lyon, pour demander que les capacités industrielles de Saint-Genis-Laval soient utilisées, surtout dans le climat actuel de pénurie de certains médicaments en France.


Télécharger le tract de la CGT sur la pénurie des médicaments et l’industrie pharmaceutique


 
Solidarité avec les JST (Jeumont) en grève sur les salaires à Lyon 8ème PDF Imprimer Envoyer
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Dimanche, 12 Mai 2019 17:49

La majorité des ouvriers de JST sont en grève depuis le 2 avril. Ils réclament une augmentation générale de 37,50 € et se heurtent à un patron particulièrement intransigeant : à l'image de l'UIMM (patronat de la métallurgie), dont il est le vice-président !


Le soutien aux grévistes est bienvenu : dons sur place ou bien sur la cagnotte Leetchi ouverte par le syndicat:

https://www.leetchi.com/c/solidarites-grevistes-jst-transformateurs

Passer également les soutenir sur leur piquet de grève 84, avenue Paul Santy, où il sont les jours de semaine, au moins de 8 à 15h ! (métro Mermoz Pinel)


 
ACTE XXV JAUNE ET VERT : manif samedi 4 mai à 14h à partir de J. Macé PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 03 Mai 2019 10:17

À l’appel des Gilets Jaunes de Lyon centre et de Youth for climate Lyon :
« ACTE XXV : UN SAMEDI JAUNE ET VERT
Depuis plusieurs mois, deux mouvements nouveaux sont parvenus à faire entendre leurs voix et à remettre en question un système politique et économique qui détruit nos vies et notre avenir. D’un côté, cela fait 5 mois que les Gilets Jaunes ont engagé un rapport de force contre la politique de Macron. En se mobilisant tous les samedis dans toutes les villes depuis 24 semaines, et en étant présents sur les ronds-points depuis le 17 novembre, les Gilets Jaunes sont déterminés à ne rien lâcher, mettre en échec la politique du Gouvernement et obtenir justice. De l’autre, le mouvement pour le climat fait de plus en plus de bruit dans le monde. Des marches pour le climat aux actions de désobéissance civile contre les pollueurs qui se multiplient, des 70 000 jeunes à Bruxelles aux 15 000 à Lyon pour la grève des jeunes pour le climat le 15 mars, nous leur avons fait savoir que nous ne laisserons pas ce système nous priver de notre avenir.

Jeunes pour le climat et Gilets Jaunes : nous avons des adversaires communs ! En effet, nous voyons bien que c’est :
- Ce même système qui épuise la planète pour répondre aux impératifs du marché et fait des cadeaux aux plus riches (suppression de l’ISF, CICE…) en prenant toujours aux plus précaires (taxes, hausse de la CSG) au nom de la compétitivité.
- Ce même Gouvernement qui casse les services publics et ne sait répondre que par la violence et la répression : éborgne et mutile les manifestants, porte gravement atteinte à la liberté de la presse et criminalise la contestation écologique.
- Ces mêmes grandes entreprises qui ne payent pas leurs impôts en France, exploitent et imposent des conditions de travail toujours plus difficiles, polluent et détruisent l’environnement.

Ainsi, dans nos luttes se dessine une perspective commune dont il faut se saisir maintenant ! Par conséquent, nous luttons collectivement pour :
- De nouveaux outils démocratiques pour définir collectivement nos besoins, y soumettre l’économie et instaurer ensemble la justice sociale et climatique.
- Une redistribution équitable des richesses pour avoir des services publics de qualité et accessibles à toutes et tous, financer la transition écologique et instaurer une société solidaire qui permet à tout le monde de participer et de vivre dignement.
- La garantie d’une qualité de vie assurée pour notre génération et les générations futures.

Nous ne gagnerons rien en revendiquant des choses chacun de notre côté, unissons-nous pour un acte 25 jaune et vert ! C’est ensemble qu’il faut lutter, c’est ensemble qu’on va gagner ! SAMEDI 4 MAI : 14h JEAN MACÉ MANIFESTATION COMMUNE »

 
Manif mercredi 1er mai à 10h30 place J Macé à Lyon 7ème PDF Imprimer Envoyer
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Samedi, 27 Avril 2019 13:57

Dans la manif, rejoignez-nous dans le cortège du NPA
attention : il n’y pas de Transports en Commun Lyonnais le 1er mai ! La manif va de J. Macé à Bellecour

Macron essaye de redorer son blason en s’appuyant sur l’incendie de Notre-Dame. Il nous appelle à l’Union nationale, à « retrouver le fil de notre projet national », ramenant les revendications sociales à la « la politique et ses tumultes »... Il essaie de faire oublier qu’il détruit nos conditions de vie et de travail en cassant les services publics, en particulier celui de l'éducation, alors que l’incendie de Notre-Dame est avant tout le résultat de la pénurie budgétaire, du manque d’entretien des monuments historiques.
Il laisse le grand patronat s’enrichir... et apparaître généreux en donnant des miettes pour reconstruire la cathédrale, des miettes en réalité payées par l’État puisqu’elles sont déductibles des impôts !
Enfin, il méprise la mobilisation des Gilets jaunes et des salarié·e·s, notamment de l’Éducation nationale, dans les entreprises, en lutte contre les attaques gouvernementales, contre les licenciements et la précarité.

Ne pas laisser Macron nous tromper

La vieille tactique - se servir d’un drame pour faire croire à des intérêts communs entre les plus riches et le monde du travail - ne fonctionne plus, les gouvernements précédents l’ont trop usée.
Il n’y a pas un pouce à céder à ce gouvernement, d’autant plus que dans le même temps, celui-ci réprime les libertés publiques comme jamais. Ainsi, lors du 23e Acte des Gilets jaunes, un nouveau cap a été franchi en s'attaquant aux journalistes. La police a commis des violences directes contre eux : certains ont été directement visés par des LBD, d’autres arrêtés pour « violences ou dégradations », une caméra étant qualifiée d’« arme par destination »...
Cette répression intervient alors que les mobilisations continuent et tentent de converger : celle des Gilets jaunes qui continue ; dans l’Éducation nationale contre la loi Blanquer qui vise à décupler la sélection sociale et à précariser les personnels ; contre les licenciements, en particulier dans l’automobile ; pour les salaires dans les entreprises, faisant écho à la mobilisation des Gilets jaunes pour le pouvoir d’achat.

Se saisir des dates de mobilisation pour faire plier le gouvernement

Chaque samedi, les Actes des Gilets jaunes jouent un rôle capital de contestation contre le gouvernement et le patronat...

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Solidarité avec les JST (Jeumont) en grève sur les salaires à Lyon 8ème PDF Imprimer Envoyer
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Mercredi, 17 Avril 2019 10:50

Barbecue mercredi 17 avril à partir de 12h et bienvenue aux soutiens 24h sur 24 sur le piquet de grève 105, rue Prof. Beauvisage à Lyon 8ème (métro Mermoz ou tram T4, station CISL Beauvisage)
Communiqué de la CGT JST :
"JST Transformateur, dernière grosse usine du 8ème arrondissement lyonnais et dernière usine française qui fabrique des transformateurs très hautes tension, mais aussi les transformateurs traction pour les TGV , Alstom, Bombardier, etc, subit depuis des années les foudres du patronat à travers son PDG Eric Lajus qui est aussi vice Président de L UIMM Lyon France (syndicat patronal de la métallurgie) . Depuis le rachat par une holding et la création du groupe JST Groupe, JST Transformateurs maison mère ne cesse de voir son cas s’aggraver . Organisation catastrophique. Management hors du coup. Politique sociale et salariale désastreuse. Jusqu’au-boutisme de notre PDG à la Macron et voir parfois digne d une dictature.
Cette année encore, face à des Négociations Annuelles Obligatoires catastrophique, nous avons décidé d’entamer un mouvement de contestation suivi par une soixantaine de salariés depuis mardi 2 car les limites ont été franchies .

Nous nous devions de taper très fort . Aujourd’hui, et depuis mardi 2/04, nous nous relayons 7j/7 et 24h/24 au 105 rue professeur beauvisage 69008, et gênons le départ de trois transformateurs pôle nucléaire pour la centrale nucléaire de tricastin .
Ils sont bloqués puisque les 3 doivent partir en barge depuis le port Édouard Herriot et 2 sont toujours bloqués sur le site.
Il ne s’agit pas seulement de pouvoir d achat , il s agit de maintient des acquis , de voir ce PDG partir et de changer de direction afin de partir sur des bases saines et sereines et surtout c est maintenant pour tous les grévistes une histoire de dignité !
Marre de courber l échine."


 
Manif lundi 15 avril à 11h en soutien aux éboueurs de PIZZORNO PDF Imprimer Envoyer
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Dimanche, 14 Avril 2019 08:48

devant le Grand Lyon 20, rue du Lac à Lyon 3ème (métro Part Dieu)


Communiqué du syndicat Solidaires 69 :


« Le délinquant patronal PIZZORNO fait appel à la police


Le 9 avril, la société  Pizzorno a fait appel à la police qui est intervenue en nombre pour déloger les grévistes pacifiques soutenus par une vingtaine de gilets jaunes et autant de syndicalistes.
Une trentaine de policiers en civil et en tenue est  intervenue afin de déloger les salariés et leurs soutiens de cette entreprise de transport de déchets ménagers qui sont en grève pour leurs conditions de travail depuis le 2 avril.

Aussi instrumentalisée par cet employeur délinquant multirécidiviste la police a repoussé les grévistes pendant que des camions bene sortaient de la société avec  parfois des équipages exclusivement composés  de salariés intérimaires et pour certains embauchés pour remplacer les salariés en grève en toute illégalité. Déjà un grave accident du travail ayant pour victime un intérimaire à eu lieu à Villeurbanne, le 4 avril. Pizzorno n’en tire aucune conséquence et récidive.

Ainsi, la police s’est, par la force des choses, rendue complice de Pizzorno dans ces entraves caractérisées à l’exercice du droit de grève. Pour mémoire des salariés ont été menacés pendant le préavis afin qu’ils renoncent à exercer ce droit.

Puis la grève ayant débuté Pizzorno a fait appel  à un huissier de justice pour intimider les salariés grévistes en les pointant.
Des plaintes sont en cours de dépôt auprès du procureur de la République pour faire condamner les responsables de ces atteintes à ce droit constitutionnel qui sont passibles du tribunal correctionnel.
Les salariés demandent l’ouverture de véritables négociations avec la direction de la société.
Qu’elle entende la souffrance du personnel découlant de l’organisation du travail au lieu de répondre par un traitement sécuritaire à leurs revendications légitimes. Les salariés n’oublient pas la responsabilité du donneur d’ordre, la Métropole de Lyon, et appelle à une manifestation lundi 15 avril 2019 devant le siège de la collectivité territoriale.

Habitants, travailleurs et citoyens  excédés par les déchets qui s’accumulent,...

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Grève et manif mardi 19 mars à 11h30 à la Manufacture des tabacs PDF Imprimer Envoyer
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Mardi, 19 Mars 2019 08:50

appel CGT, CNT, FO, FSU, Solidaires, UNEF au métro Sans souci jusqu’à la Préfecture (quai Augagneur – métro Guillotière)



Les mobilisations des Gilets jaunes et pour le climat ont été massives, avec des dizaines de milliers de personnes mobilisées. C’est la réponse populaire à la crise profonde dans laquelle s’enfonce le capitalisme et à laquelle la mascarade du « Grand débat » et Macron ne peuvent en aucun cas être une solution.
La grève du 19 mars, sans être la déferlante nécessaire pour changer les choses, ajoute un élément capital : la mobilisation du monde travail.

« Fin du monde, fin du mois, même combat ! »
Depuis quatre mois, le mouvement des Gilets jaunes est une révolte populaire contre un monde qui tourne à l’envers. En France, les sociétés du CAC 40 ont réalisé 91 milliards d’euros de profits en 2018... tandis que 8,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté !

Les politiciens et les médias au service des puissants s’indigne aujourd’hui de l’incendie du Fouquet’s alors qu’ils se moquent de la casse des services publics dans les campagnes et les quartiers populaires. Voilà pourquoi ce gouvernement, coupé des réalités des classes populaires, du monde du travail, n‘a pas de réponse à offrir au mouvement des Gilets jaunes.
La mobilisation des jeunes pour le climat est une réponse à un autre élément capital de la crise du système : le réchauffement climatique qui menace la survie de l’humanité. La majorité macroniste, malgré des déclarations de bonnes intentions, vient de prolonger l’utilisation de pesticides jusqu’en 2025. Et on estime que 70 % des émissions de gaz à effet de serre sont de la responsabilité de 100 entreprises seulement ! Pour sauver la planète, c’est bien le système capitaliste qu’il faut dégager !

La répression comme réponse à notre colère
La soif de profits des capitalistes enfonce le monde dans la crise. Ceux-ci, et le gouvernement à leur service, ne peuvent donc...

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Rassemblement des assistantes maternelles samedi 9 mars à 10h PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 01 Mars 2019 18:02

Info de la CGT : « Aujourd’hui, les assistantes maternelles, malgré toutes leurs compétences et leur conscience professionnelle, sont confrontées, dans le public comme dans le privé, à une précarité de travail toujours plus importante. Leurs indemnités de chômage, liées à la perte de la garde d’un ou plusieurs enfants sont déjà bien maigres… mais le seront encore davantage si la réforme actuelle de l’assurance chômage venait à être adoptée! Dans les crèches familiales, la réalité de travail se durcit chaque jour. Les missions des assistantes maternelles sont remises en question et menacées : dégradation des conditions de travail avec une charge de travail croissante, non-remplacement des collègues en arrêt maladie et des départs à la retraite, stagnation voire baisse des salaires, rentabilité, gestion du temps deviennent les maitres-mots du métier au détriment du bien-être, de la sécurité des enfants et de la bienveillance des professionnelles.


Dans le cadre de la branche du particulier-employeur, la réalité est tout aussi douloureuse. La majorité des assistantes maternelles travaillent pour plusieurs parents employeurs, les contrats de travail se succèdent au fil des événements de la vie (scolarisation, déménagement, hospitalisation…) et laissent parfois place à des périodes de chômage, même partiel. Le complément d’activité versé par Pôle Emploi est alors un élément essentiel pour disposer d’un revenu à peine décent. Les scénarii proposés par le MEDEF visant à diminuer le complément d’activité sont totalement inadmissibles pour les professionnelles qui permettent à des millions de Français de faire garder leurs enfants. Une politique ambitieuse de la petite enfance constitue un véritable investissement pour l’avenir de nos enfants, notre société. »

Après les actions à Lyon et dans toute la France le 2 février, nouvelle journée d’action samedi 9 mars, avec à Lyon un rassemblement à 10h place Bellecour



 
Attaque fasciste à Lyon : l’extrême droite n’a rien à voir avec le mouvement des Gilets jaunes PDF Imprimer Envoyer
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Mardi, 12 Février 2019 22:55

Entre 4000 et 5000 Gilets jaunes ont manifesté ce samedi 9 février à Lyon. 30 minutes après le départ, à l’angle du cours Lafayette et du quai Augagneur, le cortège « Gilets jaunes antiraciste » a été attaqué par une cinquantaine de nervis d’extrême droite. Arrivés par l’arrière, ils ont frappé les manifestants à l’aide de ceinturons, de bâtons, et jetant toutes sortes de projectiles (pétards à fortes détonation, fumigènes, etc.).

C’est bien l’extrême droite qui a encore attaqué la manifestation, comme cela est le cas depuis plusieurs semaines à Lyon, ou à Paris le 26 janvier ou encore le 9 février à Toulouse. Ces groupuscules n’hésitent pas à agresser physiquement des manifestant.e.s pour leur couleur de peau, leur supposée orientation LGBT, ou bien pour leur appartenance à un syndicat ou un parti politique de gauche et progressiste. L’unité et la solidarité des manifestant.e.s a permis de chasser les militants d’extrême droite hors de la manifestation. Une fois repoussés, la police a gazé violemment préférant réprimer la manifestation plutôt que les agresseurs.

Alors que la mobilisation des Gilets jaunes affirme de jour en jour des revendications pour un meilleur partage des richesses et les questions sociales, l’extrême droite a hier montré son vrai visage. Il leur est insupportable de constater que les Gilets jaunes ne veulent pas de leur politique raciste, xénophobe et antisociale.

Ces nervis choisissent alors la seule issue qu’il leur reste : la violence contre les personnes qui luttent contre une société inégalitaire et pour le partage des richesses.

Le NPA continuera à œuvre avec d’autres forces et l’ensemble des Gilets jaunes qui le souhaitent au renforcement du mouvement et à la construction d’un réel rapport de force avec le gouvernement pour la grève générale. Notre détermination reste intacte malgré la répression orchestrée par le gouvernement et les intimidations des groupuscules d’extrême droite.

Tou.te.s ensemble contre Macron et son monde !

 
Blocages, manifs samedi 2 et grève mardi 5 février : Macron, dégage ! PDF Imprimer Envoyer
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Samedi, 02 Février 2019 09:04

À Lyon :
voir les infos sur le site : https://giletsjaunes-ara.org/sites-du-rhone/
- manif à 14h place Bellecour
- regroupement régional à Valence
- manifestation intersyndicale mardi 5 février à 11h30 de Bellecour à la Préfecture
le groupe des Gilets jaunes de Lyon appelle à la grève générale le 5

Malgré les manœuvres gouvernementales et les difficultés qu’elle rencontre, la mobilisation des Gilets jaunes se maintient. La réussite de la grève du 5 février conditionnera beaucoup de choses concernant la trajectoire du mouvement.
La semaine a bien commencé avec la réunion, les 26 et 27 janvier de la coordination de Commercy. Celle-ci a rassemblé 350 personnes, 75 délégations mandatées et une trentaine en observateurs (voir page 12). Même si cette initiative ne reflète pas toute la réalité du mouvement dans sa diversité, c’est un point d’appui pour coordonner, structurer la mobilisation, tant sur le fond que sur l’agenda. La coordination appelle à la grève le 5 février, comme l’une des principales figures du mouvement, Éric Drouet.

De leur côté, Macron et son gouvernement sont encore paralysés politiquement. Le «Grand débat» ne fait pas illusion, et la seule tactique semble être la répression policière. Celle-ci s’est encore déployée à une échelle de masse dans les mobilisations de samedi dernier. Le site https://alloplacebeauvau.mediapart.fr recense à l’heure actuelle 160 blessures à la tête, 18 éborgnéEs, 4 mains arrachées (voir ci-dessous). Sans parler de la loi anticasseurs en débat à l’Assemblée nationale (idem)…

Vers un point de bascule

Un millier à Rouen, à Tarbes, 2 000 à Quimper, 3 000 à Dijon, Nantes, 5 000 à 10 000 à Bordeaux et Toulouse : la mobilisation reste importante même si elle peine à Paris et que la majorité des ronds-points ont été débloqués par la répression policière.
De plus, l’éclatement politique du mouvement est un élément de faiblesse, car il a du mal à formuler une orientation, des revendications, tandis que certains éléments se laissent aspirer dans le Grand débat ou dans une logique institutionnelle avec la préparation de listes aux élections européennes.
Le fait qu’un groupe fasciste se soit permis d’attaquer le cortège du NPA samedi 26 janvier n’est pas un simple concours...

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Refuser le « Grand débat », continuer le combat et préparer la grève du 5 février PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 25 Janvier 2019 10:10

Manif des Gilets jaunes samedi 26 janvier à 14h place Bellecour

Des pages facebook pour suivre les actions des Gilets Jaunes locaux :
https://www.facebook.com/giletsjauneslyoncentre/
https://www.facebook.com/Lyon.Metro/
https://www.facebook.com/gj.rhone.alpes/

et l’adresse mail du Groupe Lyon centre où on peut s’inscrire pour recevoir les infos : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Cela fait plus de deux mois que le mouvement des gilets jaunes percute la situation politique et sociale et rend crédible la possibilité de gagner contre Macron. Le « Grand débat », ou plutôt le Grand blabla, ne répondra pas aux attentes des classes populaires, et le « président des patrons » s’entête à appliquer son programme. Face à nos revendications sur les salaires et la justice fiscale, sa seule réponse est la répression brutale.

Leurs blabla, nos débats pour construire la mobilisation

Les médias ont beau diffuser des images de Macron en bras de chemises, le gouvernement n’est pas crédible. Le débat est complètement manipulé : zones en état d’urgence policière pour « protéger » la réunion, interventions des maires triées sur le volet par les préfets… Et lorsque les Gilets jaunes veulent intervenir, il leur faut entrer en force, comme cela a été le cas vendredi 18 janvier à Besançon lors d’une réunion organisée par le député LREM…
Le vrai débat se mène dans la mobilisation : sur les ronds-points, dans les manifs, et dans les assemblées générales. À l’ordre du jour, la stratégie du mouvement. L’idée du nécessaire élargissement fait son chemin avec un grand nombre de syndicalistes qui y participent, des rassemblements devant certaines entreprises pour obtenir des augmentations de salaires, des enseignantEs « Stylos rouges », et/ou des AG cherchant à impulser des luttes dans leurs secteurs...

En grève pour bloquer le pays

L’idée du blocage est dans la tête des Gilets jaunes depuis le début : ronds-points, péages, raffineries... C’est bien en touchant...

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Suite du mouvement des Gilets Jaunes sur Lyon samedi 5 janvier PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 04 Janvier 2019 21:40

Les 3 pages facebook des Gilets Jaunes
https://www.facebook.com/giletsjauneslyoncentre/
https://www.facebook.com/Lyon.Metro/
https://www.facebook.com/gj.rhone.alpes/

donnent rendez-vous samedi 5 janvier à 10h place des Brotteaux à Lyon 6ème (métro Brotteaux)

et à une Assemblée Générale lundi 7 janvier à 19h à la Bourse du travail, place Guichard à Lyon 3ème (métro Guichard)

Pour le NPA : en 2019, il faut étendre la contre-offensive du monde du travail

Comme à l’occasion de chaque nouvelle année, le NPA souhaite contribuer de toutes ses forces à la construction d’un mouvement de grève générale, seul moyen d’imposer les revendications vitales pour le monde du travail et la jeunesse, en posant dans la rue la question du pouvoir. Mais en 2019, pour la première fois depuis longtemps, ce n’est pas une déclaration de principe mais l’optimisme de la raison que nourrissent les évènements de ces dernières semaines.
La résistance tenace et inattendue des cheminotEs durant tout le printemps n’a pas réussi à bloquer les attaques gouvernementales du fait d’une stratégie syndicale vaincue d’avance, mais elle constitue une expérience en maturation. Elle a entrouvert la possibilité de défier Macron, et son mépris social qui ruisselait bien plus insolemment que la croissance continue des profits de ses amis.
Cette expérience d’un combat d’ampleur nationale comptera pour la construction des luttes à venir, comme elle a pesé dans le surgissement du mouvement des Gilets jaunes à l’automne. La force propulsive de la mobilisation de centaines de milliers de femmes et d’hommes qui s’engageaient, pour beaucoup, pour la première fois dans des blocages, des manifestations, des assemblées générales… a permis non seulement de tenir dans la durée, mais surtout de changer le fond de l’air.

Nouveau souffle

Car d’une entrée en mobilisation contre une augmentation de taxe, les Gilets jaunes se sont enracinés et soudés autour de...

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Malgré la répression et le baratin, étendre la mobilisation vendredi 14 et samedi 15 décembre PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 14 Décembre 2018 09:01

Manif intersyndicale vendredi 14 à 11h30 de Jean Macé au siège du MEDEF (60, avenue Mermoz, à LYon 8ème - mtéro Mermoz Pinel)
Manif samedi 15 décembre avec les Gilets jaunes, place Bellecour, à 14h

Macron a été contraint d’abandonner sa posture d’inflexibilité, ce qui est un encouragement à renforcer, élargir et approfondir nos mobilisations.

Des entourloupes qui ne roulent personne

100 euros « de plus » pour les salariéEs au SMIC, la défiscalisation des heures supplémentaires et de la prime exceptionnelle de fin d’année, en fonction des capacités des entreprises… Mais une formule résume tout : « sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur » ! Pas d’augmentation de salaire, il s’agit en réalité de cumuler des mesures déjà annoncées, qui seront simplement anticipées. Mais ce ne seront que des primes, et tous les salariéEs payés au SMIC horaire ne les toucheront pas...
Depuis des années, les exonérations de cotisations patronales et les défiscalisations ont seulement démontré leur capacité à tirer les salaires vers le bas. La défiscalisation des heures supplémentaires, en plus d’imposer la flexibilité aux salariéEs qui les réalisent, est contradictoire avec la création d’emplois. De plus, l’annulation pour 2019 de la hausse de CSG pour les retraitéEs touchant moins de 2000 euros, ne garantira pas leur pouvoir d’achat, car les pensions évolueront moins vite que les prix ! Et surtout, ces mesures, « entre 8 et 10 milliards d’euros », ne seront pas payées par les entreprises, mais par une fiscalité toujours injuste  et par des économies sur les services publics.

Macron « dans la seringue »

Macron a été contraint de sortir de son silence par l’enracinement de la mobili-sation des Gilets jaunes, l’élargissement de la contestation dans la jeunesse scolarisée, et la menace de l’extension à des secteurs du monde du travail.
Il affirme qu’il n’y aura aucune indulgence contre les « violences inadmissibles », qu’il mettra tous les moyens pour ramener le « calme et l’ordre républicain ». Contre le mouvement lycéen, 700 interpellations sur la seule journée du jeudi 6 décembre avec, en point d’orgue, la mise en spectacle de l’humiliation des 153 jeunes de Mantes-la-Jolie. Contre les manifestantEs de samedi dernier, des centaines de blesséEs et des milliers d’interpelléEs. La force la plus brutale a été déployée, mais elle n’a rien empêché : en début de semaine, le mouvement lycéen gagnait de nouveaux établissements, et les barrages et blocages se maintenaient.

Construire les convergences pour bloquer l’économie...

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La répression intense n’a pas empêché la mobilisation. Macron doit céder ! PDF Imprimer Envoyer
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Dimanche, 09 Décembre 2018 21:42

Ces derniers jours, le pouvoir avait cherché à faire monter chez touTEs un sentiment de panique, parlant de « volonté de tuer », par crainte d’avoir à affronter aujourd’hui une nouvelle journée de forte mobilisation. Il avait même interdit certaines manifestations, comme la marche pour la justice climatique de Rouen. Peine perdue, malgré une répression que l’on a jamais connue, le mouvement des gilets jaunes a pour cette quatrième journée traversé une nouvelle fois tout le pays.
125 000 personnes, chiffres officiels donc certainement bien plus, ont bloqué les routes et manifesté dans tous le pays, quelquefois en convergence avec les marches pour la justice climatique. Celles-ci ont aussi réunis des dizaines de milliers de manifestantEs, comme à Paris où la marche a réuni 25 000 personnes. Le mouvement est massif, puissant, signe que les premières annonces du gouvernement en début de semaine ne suffisent pas à éteindre la colère.

Des affrontements avec les forces de répression ont eu lieu : à Paris, mais aussi à Bordeaux, Toulouse ou Marseille. De cette situation marquée par de fortes violences (à cette heure, une soixantaine de manifestantEs blessés pris en charge par les hôpitaux parisiens), le gouvernement porte la seule responsabilité, lui qui n’a comme seule réponse depuis le début du mouvement que la fuite en avant répressive : aujourd’hui, près de 1400 interpellations, dont un millier de gardes à vue, essentiellement à Paris.

Après cet « Acte IV », bien des manifestantEs se sont déjà souhaités « à la semaine prochaine ! ». Le mouvement des gilets jaunes n’est pas près de s’arrêter, pas plus que celui de la jeunesse fortement présente dans les manifestations de ce week-end, après une semaine de mobilisation et de répression. Ces prochains jours, pour répondre à l’urgence sociale, démocratique et écologique, tous les mécontentements doivent converger. L’heure est à la mobilisation générale avec les gilets jaunes : mouvement syndical, jeunesse en lutte contre la sélection, quartiers populaires…

C’est tout le blocage du pays, notamment par la grève, qui est plus que jamais nécessaire contre un gouvernement qui ne répond que par la violence et l'humiliation.
Face à ce mouvement profond contre la vie chère, Macron doit céder : mettre fin aux taxes injustes, faire payer les riches, augmenter les salaires et les revenus. Au soir de cette nouvelle journée de mobilisation qui consacre le fait que Macron et sa politique sont illégitimes, nous pouvons le faire reculer.


 
Gilets jaunes : continuer la mobilisation contre la vie chère PDF Imprimer Envoyer
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Dimanche, 02 Décembre 2018 16:58
Des dizaines, peut-être des centaines de milliers de personnes, ont manifesté samedi 1er décembre dans toute la France contre la vie chère et contre le gouvernement, notamment aux cris de « Macron démission ! ».

L’ampleur de la mobilisation, malgré la répression policière, malgré la météo, montre la détermination des classes populaires de tout le pays, le ras le bol face à l'augmentation des taxes, de la CSG, alors que l'ISF a été supprimé et que les possédants redoublent d'arrogance. Les affrontements qui ont eu lieu sont de la responsabilité du gouvernement qui, avec les gazages, les canons à eau et les coups, a voulu empêcher les manifestants d’accéder aux Champs-Élysées. Ces violences d’État sont l’illustration de l’obstination de Macron à ne pas répondre aux revendications populaires, d'un gouvernement qui veut maintenir l'augmentation de la taxe carburant, de l’électricité, tout en promettant « des mois de concertation »... La politique menée par Macron et ses prédécesseurs est aujourd'hui massivement rejetée comme ce qu'elle est : une politique de classe au profit des plus riches, des « premiers de cordée » comme Carlos Ghosn, au détriment des revenus et des emplois des classes populaires. Et le fait que ce soir, c’est le ministre de l’Intérieur Castaner qui est chargé de répondre aux manifestants à la télévision en dit long...

Le NPA est solidaire de cette mobilisation et souhaite qu’elle continue en se donnant ses propres cadres d'organisation démocratique, contre tous les impôts indirects, pour le retour de l’impôt sur la fortune, pour une augmentation des salaires et des pensions, pour la défense des services publics. Dans tout le pays, nous soutenons les blocages et les assemblées de débat populaire démocratiques.

Dans ce contexte, les organisations syndicales, politiques et associatives doivent elles aussi prendre leurs responsabilités en rejetant toute division, comme cela existe déjà dans de nombreuses villes autour d’appels et d’actions convergentes, pour construire une mobilisation de masse qui isole aussi l’extrême droite, notamment par des grèves qui bloquent l’économie.

La mobilisation est un révélateur la crise politique latente depuis plusieurs mois, ce que nous vivons est potentiellement une explosion sociale contre les ravages du capitalismes subis par les classes populaires depuis des années. Qui sème la misère récolte la colère !


 
Après le 17 novembre, prolonger la colère contre Macron et le gouvernement des riches PDF Imprimer Envoyer
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Dimanche, 18 Novembre 2018 21:04

Le constat est sans appel, le gouvernement le reconnaît lui-même : le 17 novembre, près de 300 000 gilets jaunes sur les routes et dans les rues, et plus de 2000 blocages ou rassemblements. Même si la droite et l’extrême droite ont voulu se faire les porte-parole de cette colère, si Macron en a profité pour afficher le chiffon rouge du poujadisme et a voulu faire taire par certains endroits la contestation à coup de matraques et de lacrymo, la réalité est bien concrète : c’est une politique de classe, une politique au service des riches, qui a été dénoncée.
La colère qui s’est exprimée aujourd’hui est bien celles des classes populaires, des hommes et des femmes obligé-e-s de prendre leurs véhicule pour aller travailler, pour accéder à des services publics ou pour faire leurs démarches. Augmenter les taxes ne les fera pas changer de moyens de locomotion, mais fera encore baisser leur pouvoir d’achat. C’est aussi pour cela que les gilets jaunes mêlaient dans leur colère l’augmentation des carburants et celle de la CSG, la baisse des pensions, les multiples attaques menées par Macron depuis plus d’un an.

Macron paye aujourd’hui le mépris affiché pour les classes populaires, une fiscalité qui augmente les taxes payées aux prix fort par les plus pauvres, mais qui exonère d’impôts les plus riches et les capitalistes avec le CICE, la flat tax et la suppression de l’ISF.
Le prétexte de la lutte contre le réchauffement climatique est une sinistre farce : ce gouvernement comme les précédents pousse les classes populaires en dehors des centres villes et des zones urbaines par des loyers exorbitant pour des petits salaires, liquide le parc locatif des logements sociaux, oblige à faire des dizaines de kilomètres pour trouver des hôpitaux et des écoles. En même temps, un tiers des voies ferrées a déjà est supprimé et les dossiers du gouvernement prévoit 8000 kms de fermetures. Le fret ferroviaire, le ferroutage, ont été liquidés par les décisions gouvernementales. Une grande partie du territoire ne bénéficie pas de transports collectifs.
Dans les jours qui viennent, il va falloir mettre en mouvement le mouvement social, syndicats, associations et partis politiques, pour qu’ils donnent des prolongements à cette colère en initiant des mobilisations pour le pouvoir d’achat, une augmentation générale des salaires et pensions, la suppression des mesures fiscales qui frappent les classes populaires, contre la politique de Macron en faveur du Medef et des plus riches. Le NPA prendra des initiatives dans ce sens ces prochains jours.


 
Justice sociale : ce n’est pas le 17 novembre que nous pourrons nous faire entendre ! PDF Imprimer Envoyer
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Jeudi, 01 Novembre 2018 12:19

Depuis une semaine, circulent largement des appels à « manifester » le samedi 17 novembre, à « bloquer des routes ou des ronds-points », ou à « mettre un gilet jaune sur son tableau de bord ». Ces appels ont été largement relayés par les médias et les réseaux sociaux, et trouvent un écho dans les milieux populaires.

Le ras-le-bol que ces appels expriment est compréhensible. La hausse des prix des carburants, notamment celui du diesel, fait effectivement beaucoup râler dans les milieux populaires, car elle est perçue comme une mesure de racket à l'égard de toutes celles et ceux qui n'ont souvent pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture pour aller travailler ou circuler pour les besoins de la vie quotidienne. Tout cela traduit pour partie un mécontentement social contre un pouvoir fort justement perçu comme un « gouvernement des riches ».

Pour autant, cette mobilisation est problématique. D’abord parce qu’avant d’être l’expression d’un mécontentement populaire, cette mobilisation est surtout porteuse d’une vieille revendication du patronat routier, pour qui les profits se mesurent à l'aune des tonnes de carburant mises dans les cuves de ses camions qu'il répand en masse sur le réseau routier, en contradiction avec les mesures les plus élémentaires de préservation de l’environnement. De plus, à l’origine et en soutien à ces appels présentés comme « citoyens » et « apolitique », on retrouve la droite extrême et l’extrême droite à la manœuvre : vidéo virale d’un dénommé Franck Buhler, militant d’extrême droite (dont les vidéos ont totalisées des millions de vue sur internet), soutiens immédiats de Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, rejoint ensuite par les (très à droite) Jeunes Républicains, relais dans la « fachosphère »…

On ne s’y trompera donc pas. Tout comme les syndicats CGT et Solidaires, samedi 17 novembre, nous ne mêlerons pas nos colères aux manœuvres des patrons et aux récupérations de l’extrême droite qui n'est pas une alliée de circonstance mais reste notre ennemie mortelle. Oui, tout augmente sauf les salaires, et les classes populaires ont bien raison d’avoir ras-le-bol de l'augmentation du carburant et des prix en général, conséquence du décrochage de plus en plus important entre les salaires (ou les pensions) et l'inflation. Oui, Il faut prendre sur les profits des capitalistes pour augmenter nos salaires. Oui, nous avons besoin de transports en commun gratuits. Et oui, une nouvelle organisation sociale est nécessaire, où nous n'aurions pas à nous serrer la ceinture pour mettre 10 litres de plus dans le réservoir de notre véhicule pour aller bosser pour des salaires de misère…

Tout cela, il faudrait pouvoir le dire, touTEs ensemble, dans la rue, par la grève, en bloquant le pays. Mais nous ne pourrons pas le dire le samedi 17 novembre dans des actions ou des rassemblements prétendument « citoyens » aux allures de foire poujadiste, dans lesquels nous nous retrouverions au côté des ennemis les plus farouches du mouvement ouvrier.

 
Journée nationale de grève et de manif mardi 9 octobre PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 05 Octobre 2018 10:32

L’Intersyndicale du Rhône appelle à une manif à 11 h de la station de métro Brotteaux (Lyon 6ème) à Bellecour

Pour reprendre le combat contre Macron et sa politique

Après moins d’un an et demi au pouvoir, Macron et son gouvernement n’ont jamais été aussi impopulaires et en crise. C’est même un des faits politiques important de cette rentrée. Si cette impopularité n’entraîne pas encore un coup d’arrêt aux attaques, cela n’en est pas moins une épine dans le pied de l’arrogant Jupiter-président et de ses sbires…  Depuis plus d’un an, les caisses des riches se remplissent de façon indécente et nos conquêtes sociales sont mises à mal, tout cela au nom de la sacro-sainte « croissance ». Mais cette dernière connaît un « gros coup de frein », alors que les grands argentiers du gouvernement assuraient que la politique mise en place la boosterait. La méthode Macron ne produit pas les effets escomptés, et même dans le camp des capitalistes les plus libéraux, malgré les tonnes de cadeaux, on commence à tousser. Sans oublier les « affaires », de Benalla à Nyssen en passant par Ferrand, qui nous montrent que le « nouveau monde » est aussi pourri que l’ancien.

Mépris de classe

L’une des marques de fabrique de ce gouvernement et de ce président est bel et bien celle du mépris envers le monde du travail. Après les « gens qui ne sont rien », les « fainéants » qui font grève, les « premiers de cordée », celles et ceux qui « foutent le bordel », les « gaulois réfractaires », on a eu le droit, face à un chômeur, à l’affirmation selon laquelle « il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi ». Macron a réitéré ses propos lors de sa visite aux Antilles, en déclarant « [qu’]il faut accepter une offre d’emploi même si ce n’est pas exactement ce qu’on veut ». Pour lui et sa clique, les choses sont simples : si tu es chômeurE c’est de ta faute. Toutes celles et tous ceux qui enchaînent les CDD, les boulots les plus précaires, les missions d’intérim sans arriver à décrocher un emploi stable, sans même espérer un emploi qui corresponde à leurs expériences et/ou diplômes, ont apprécié.

Guerre de classe

Dans un contexte de crise politique, le gouvernement continue à marche forcée sa politique de destruction sociale. Tout doit y passer : les statuts collectifs, la fonction publique et les services publics, la sécurité sociale, la santé, l’éducation nationale, la culture, les retraites, les aides sociales, les rémunérations…Tout cela en faisant croire que ce qui est bon pour les patrons le serait pour l’ensemble du monde du travail. Mais en réalité cette politique n’a qu’une seule conséquence :...

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débrayage à ACI (Filiale Renault) Villeurbanne PDF Imprimer Envoyer
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Jeudi, 07 Février 2013 15:58

Les trois équipes de l’usine d’ACI de Villeurbannne (filiale de Renault) ont débrayé massivement (plus de 80% des effectifs) mardi dernier. Dans le cadre d'une journée nationale de mobilisation dans tout le groupe Renault, les travailleurs d'ACI ont tenu à rester mobilisés.
Le site a vu des centaines de postes supprimés ces dernières années avec le non-remplacement des départs en retraite. Alors que la productivité a doublé en quelques années, que les jours de congés imposés ou de chômage partiel étaient fréquents ces derniers mois et que l'avenir du site est incertain, les ouvriers devraient encore accepter « l'accord de compétitivité » que Renault impose à toutes ses filiales. Avec ce troisième débrayage, les travailleurs ont exprimés leur détermination à se battre contre ce véritable chantage à l'emploi qui prévoit la suppression de plus de 8000 emplois sur l'ensemble du groupe, le gel des salaires (c'est-à-dire leur diminution), la perte de 8 jours de RTT, une mobilité géographique subie (un refus étant assimilé à une rupture de contrat).

La direction s'engage, de son côté, à ne pas fermer le site... jusqu'en 2016 !
Un premier pas vers un « tous ensemble » ? Ce « plan de compétitivité » concerne l'ensemble du groupe Renault.

Seule une convergence des différents sites du groupe et plus largement de toutes les boîtes en lutte du secteur automobile serait à même de faire reculer la direction de Renault, ainsi que son prétendu concurrent PSA.

Le NPA soutient sans réserve les ouvriers mobilisés. Il est urgent d'interdire les licenciements et de répartir le travail entre touTes.