Marches pour le climat vendredi 15 et samedi 16 mars à Lyon Imprimer
Écrit par NPA   
Mercredi, 13 Mars 2019 22:18

Le changement climatique c'est ici et maintenant…
Jusqu’alors c’était une menace future (pour la fin du siècle), et éloignée (typhons, sécheresses et inondations frappaient d’autres régions du monde, surtout au Sud) … L’été 2018 la vague de chaleur et les pics de pollution, les orages dévastateurs et les inondations ont touché la France. Des températures extrêmes (plus de 50 °C) ont été enregistrées au Koweït, au Sud de l’Algérie, en Californie et en Argentine. La Grèce, le Portugal, la Californie mais aussi la Suède et la Lettonie ont été ravagées par des incendies.

Toutes ces catastrophes sont en lien avec une augmentation de la température moyenne de la Terre de 1 °C depuis le début de l’industrialisation, il y a 200 ans.

L’un des pires effets du réchauffement est l’élévation du niveau des océans due en particulier à la fonte des glaces aux pôles. Or l’augmentation de la température est trois fois plus rapide que la moyenne mondiale au Groenland et en Antarctique.

Dans le monde entier les coulées de boues, les inondations, les cyclones détruisent les bidonvilles ; les riches vivent dans des zones protégées. Ce sont les paysan·ne·s pauvres qui souffrent le plus des sécheresses. Ils et elles sont des dizaines de millions contraint·e·s de fuir et n’ont même pas le droit au statut de réfugié·e·s.
Les gaz à effet de serre émis en brûlant du gaz, du charbon ou du pétrole, sont, avec la destruction de forêts qui absorbent ces gaz, responsables du réchauffement. Il faudrait diviser par cinq l’utilisation de ces énergies fossiles et les remplacer par des énergies renouvelables comme le soleil et le vent. Le nucléaire, dangereux et producteur de déchets pour des centaines d’années, n’est pas la solution.

L’écologie n’est pas compatible avec le capitalisme
Fin 2015, dans un accord signé à Paris, les gouvernements affirmaient vouloir limiter l’augmentation moyenne à 2°C ou 1,5°C. Mais l’addition de leurs engagements aboutirait tout de même à une hausse supérieure à 3 °C… s’ils sont tenus ! Et rien n’est moins sûr, car ils ne veulent pas nuire aux grands groupes capitalistes du pétrole, de l’agriculture industrielle, des transports… responsables des émissions de gaz à effet de serre.

Les 15 et 16 mars, le mouvement pour le climat va franchir un nouveau seuil...

Le vendredi 15 mars, la grève scolaire et étudiante pour le climat sera l'occasion, dans les collèges, lycées, facs... de rejoindre la mobilisation internationale qui a débuté en Suède fin août 2018 et qui gagne, semaine après semaine, davantage de jeunes scolarisé·e·s, dans plusieurs pays.
Rendez-vous pour la marche à 14h à Bellecour à Lyon 2ème.

Le samedi 16 mars de nouvelles marches pour le climat auront lieu dans toutes les villes du monde.
Les Gilets jaunes le montrent : il est utile de lutter et possible de gagner.
Ensemble il est possible d'imposer des mesures efficaces : la sortie des énergies fossiles et l’arrêt du nucléaire, une agriculture écologique et paysanne, des transports publics gratuits…
La crise écologique et la crise sociale s’alimentent mutuellement : lutter contre l’une c’est se battre contre l’autre. On ne sauvera ni le climat ni nos vies, en laissant les capitalistes produire toujours plus pour le profit. Il faut les exproprier et décider démocratiquement de produire ce dont on a besoin en prenant soin de la planète.
Marche à 15 h au départ du Palais de Justice (métro Vieux Lyon)


Mise à jour le Vendredi, 12 Avril 2019 18:25