+ qu’une marche pour le climat samedi 13 octobre à partir de 15 h aux Terreaux Imprimer
Écrit par NPA   
Samedi, 13 Octobre 2018 05:02

"Parce que #IlEstEncoreTemps de freiner le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité. Parce qu’on était 15 000 le 8 septembre à faire le siège de l’Hôtel de Ville de Lyon. Parce qu’on ne va pas s’arrêter là. Parce qu’on veut se rassembler, s’organiser, exiger plus, et faire ensemble. (...) A 15h, rendez-vous à l’Hôtel de Ville de Lyon pour faire masse et découvrir les différentes batailles que l’on peut mener et gagner dans les prochains mois ! A 16h, nous descendrons jusqu’à la métropole en un cortège animé et festif.”

Le NPA appelle à participer massivement aux marches pour le climat qui se tiendront samedi 13 octobre :

Notre planète, nos vies, la vie… valent plus que leurs profits !

Le rapport spécial du GIEC paru le 8 octobre est à la fois sans surprise (les impacts sociaux et environnementaux du changement climatique sont d'ores et déjà catastrophiques) et sans appel (la limite impérative à ne pas dépasser n'est pas 2 °C d'augmentation de la température moyenne de la terre, mais 1,5 °C).
Si l’expertise du GIEC est incontournable quand il s’agit d’évaluer le changement climatique, ses propositions sont biaisées par sa soumission aux impératifs capitalistes de la croissance et du profit. Du maintien du nucléaire au déploiement des technologies à émissions négatives – censées retirer du carbone – en passant par la géo-ingénierie – censée limiter l’entrée de l’énergie solaire dans l’atmosphère – ces technologies d’apprenti sorcier sont dans le meilleur des cas inefficaces, et dans le pire terriblement dangereuses. 
Or ce rapport servira de base aux négociations de la COP24 en décembre prochain. On ne peut laisser la main aux gouvernements et aux capitalistes.

C'est le système qu’il faut changer.

Sauver le climat impose de socialiser le secteur énergétique et bancaire pour planifier un système 100% renouvelable, sans énergie...

fossile ni nucléaire, d’éliminer les productions inutiles ou nuisibles, d'en finir avec l’obsolescence programmée des produits ou les absurdes transports de marchandises qui ne servent qu’à maximiser les profits des multinationales, d’abandonner l’agrobusiness en faveur d’une agriculture écologique et paysanne assurant la souveraineté alimentaire, de renoncer au leurre du tout voiture électrique, de généraliser les transports publics gratuits, la fin des grands projets inutiles, l’expansion urbaine, etc…

 

Écosocialisme ou barbarie

Tel est le choix qui se dessine de plus en plus clairement. On ne peut plus tergiverser. Nous avons besoin d’une politique qui change tout. Nous voulons discuter et décider démocratiquement de ce dont on a besoin en prenant soin de la planète.

Les changements de comportement individuels ne suffiront pas à modifier la donne. Une puissante mobilisation mondiale des mouvement environnementaux, syndicaux, paysans, féministes et indigènes est nécessaire et urgente.

Il n’est plus suffisant de s’indigner et de faire pression sur les décideurs. Il faut s’insurger, construire la convergence des luttes, descendre dans la rue par millions et dizaines de millions, bloquer les investissements fossiles, les accaparements de terres et le militarisme, s’investir activement dans le soutien aux paysan.ne.s, imposer des alternatives de déplacement et de consommation, jeter les bases de pratiques sociales qui sortent du cadre capitaliste…


Mise à jour le Dimanche, 09 Décembre 2018 07:07